El Salvador
L’abris de bus se trouve à quelque pas du poste-frontière que je viens de traverser à pied. Trois madames m’y attendent, le sourire aux lèvres et la curiosité aux yeux. Devant tant de fatigue sous mes paupières, elles me proposent de s’asseoir à côté d’elles. Je refuse gentiment et prends la pose habituelle : le corps recroquevillé sur les genoux et les bras apposés dessus. Il commence à faire noir et je viens seulement de sortir du Guatemala, après quatre bus et autant d’aventures.
En montant, le chauffeur de bus prend son temps pour me rendre la monnaie des 46 centimes de dollars qu’il me doit.
Je m’assieds à l’étroit à l’avant du chicken bus et je regarde la pluie faire fondre le vert des paysages. Il n’y a pratiquement personne le long de la route, et je dois encore m’orienter dans ce nouveau pays. Quelques madames montent plus loin, et le bus finit par arriver dans une petite ville. Gentiment et avec une hâte toute mignonne, une passagère arrête le prochain bus que je devais prendre et qui klaxonne brusquement, mécontent. Je bredouille un merci et m’assied à côté d’une jeune salvadorienne plongée dans son téléphone. Je crois que c’est Tik Tok.
Peu à l’aise, je jette quelques regards discrets derrière moi, surtout sur la bande de jeunes qui parle fort à quelques mètres. L’un d’eux me questionne du regard et je me rends compte à ses joues boutonneuses qu’il n’a pas encore vingt ans. Je me relâche un peu et me prends une giclée d’eau de pluie soudaine lorsqu’une averse tombe sur le bus. À grandes peines, tous les passagers tentent de fermer les vitres de la carcasse cinquantenaire. Je comprends vite que la mienne est hors de cause et par conséquent la raison pour laquelle ma place était restée vacante. Fier, je considère comme un plaisir de pouvoir mouiller mon visage sous le regard un peu abasourdi de ma voisine, qui ne regarde définitivement plus son téléphone.
Enfin, le bus arrive dans la banlieue de Santa Ana. Dehors il fait nuit déjà et je demande à un passager s’il est dangereux de marcher dans les rues de sa ville la nuit. Il m’interroge du regard et me reprend avec un petit sourire en coin : « il ne vous arrivera rien, c’est fini tout ça, vous pouvez marcher à deux heures du matin sans que personne ne vous emmerde ». Je le crois sur parole, car les taxis ne sont pas légions, que mes 46 centimes de dollars ont déjà disparus dans les mains d'un autre chauffeur et que je ne pense pas que les quetzals guatémaltèques qui restent au fond de mon sac me sont ici d'une quelconque utilité. Comme tout bon latino, je demande au chauffeur de s'arrêter là où cela me convient le mieux et prends difficilement la direction de mon hostel, à une dizaine de minutes de là.

Centre culturel municipal de Santa Ana,à l'Ouest du pays.
Le Salvador est un pays que l’on visite surtout car il existe sur une carte. Je veux dire, il y a des pays si petits qu’ils n’intéressent les gens que parce que cela leur permet de dire qu’ils y sont allés. Autrement, ils n’ont rien de plus intéressants - d'un point de vue de leurs paysages naturels, s'entend - que certaines régions de grands pays voisins où personne pourtant ne s’aventure. Je pense que le Salvador en fait partie. Je vous laisse le bénéfice du doute sur la Belgique.
Beaucoup de voyageurs passent au Salvador en transit entre le Nicaragua et le Guatemala. Pas question pour la plupart d’aller pour l'instant au Honduras voisin, considéré comme trop dangereux.

Lac de Coatepeque
En comparaison, le Salvador est un havre de paix.
En tout cas, cela fait cinq années que c’est ainsi. Très peu dans l’histoire d’un pays. C’était avant l’arrivée au pouvoir de Nayib Bukele. Cheveux noirs remplis de gel, casquette vissée sur la tête et veste en jean, Bukele est la nouvelle mascotte du pays et du continent. On le retrouve sur les tasses, les horloges, les pendentifs, les instruments de musique, les t-shirts, les magnets, les bics, les lattes, … Il est aussi important que Messi.
Être aussi important que Messi, ce n’est pas rien en Amérique latine.
Pour l’anecdote, quand je croise des enfants et qu’on passe un peu de temps ensemble, ils me demandent avant tout si je connais personnellement Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi. Quand je leur réponds faussement dépité que non, la moitié d'entre eux s’en va vaquer à d’autres occupations, profondément ennuyée par mon manque d'exotisme soudain. A quoi bon parler à un Blanc venu de l'autre bout du monde s'il n'a jamais croisé les plus grandes stars du football.
On ne comprend pas assez l’impact qu’ont les stars du foot sur la vie des jeunes.

Messi et Bukele.
Mais revenons en à Bukele, qui est plutôt l’idole des adultes. Les Salvadoriens que je croise me font souvent part de leur fierté récente d'être citoyen de leur pays et d'avoir comme président ce jeune turbulent qui parle de bitcoins à l'Assemblé Générale des Nations Unies. En tout cas, c’est ce qu’ils me disent quand je ne dois pas entamer moi-même le sujet. Certains d'entre eux sont plus taiseux, et d’autres même se permettent de faire des reproches à voix haute, ce qui en ce moment s’apparente à une réelle prise de risque.
Pour être sincère, le phénomène Bukele - et ses conséquences - sont la principale raison pour laquelle je viens au Salvador.
Il y a quelques années, l'évocation du Salvador amenait des visages inquiets, mutiques, des yeux fuyants. Il fallait absolument éviter ce pays où les gringos n’étaient pas les bienvenus et où se balader en rue était impensable. En Amérique centrale, on passait son chemin sur ce petit bout de terre coincé entre de merveilleuses plages et des collines vertes et douces.
Et puis Bukele est arrivé, et tout a changé. Sur des airs de réformateur à moitié révolutionnaire - ou l’inverse - il a prôné une politique très simple, basée sur un slogan racoleur qui a fait mouche au sein d’une population exaspérée : "il y a toujours assez d’argent si personne ne vole". El dinero alcanza cuando nadie roba.
Entamant son mandat sur des promesses anti-corruption, il a rapidement opéré un tournant sécuritaire, répondant ainsi aux demandes décennales de la population de pouvoir enfin sortir sans peur dans les rues. Il en a évidemment profité au passage pour réduire tant qu’il le pouvait l’indépendance de la justice et du Parlement afin de ne pas être inquiété politiquement. Tout cela avec l’accord express de la population, il faut le souligner. Entre liberté et sécurité, il faut toujours choisir apparemment.
Le hic, c'était que tous les présidents avant lui avaient tout autant essayé de ramener un semblant de sécurité dans les rues, avec des résultats inexistants. Ses prédécesseurs avaient fini par signer des accords avec les maras - ces gangs salvadoriens aux ramifications internationales, dont les deux principaux sont la mara Salvatrucha et la mara Barrio 18 - afin de baisser la criminalité et de pouvoir se faire réélir.
Nayib Bukele devait donc changer de formule afin d'avoir des résultats rapides à montrer à la population. Après avoir lui aussi signé des accords secrets avec les maras salvadoriennes - alors qu'il avait promis d'en finir avec la corruption - il a profité de la pandémie mondiale et d'un règlement de compte particulièrement sanglant entre la Salvatrucha et la mara Barrio 18 pour radicalement changer de stratégie. Fini les accords secrets, Bukele choisit de mettre les maras au pied du mur en déployant massivement l'armée dans les rues et en détenant préventivement des milliers de salvadoriens.
Le Salvador passe rapidement du club de pays au plus haut taux de criminalité au monde au club très prisé de ceux avec le plus haut taux d’incarcération. A l’heure actuelle, plus de 70.000 salvadoriens sont parqués dans des prisons aux conditions ignobles.
Rajoutant au réalisme magique propre au continent sudaméricain, la méthode d'arrestation des membres supposés des maras rendrait jaloux un Garcia Marquez en manque d'inspiration. Il faut savoir que les membres des maras se font tatouer divers symboles de leur gang lorsqu’ils intègrent ces réseaux criminels. Afin d’être efficace - c’est ce qu’on leur demande -, les militaires considèrent donc que toute personne avec un tatouage est présumée membre d’un gang. Il n'est donc pas rare d’entendre des témoignages dénonçant l’incarcération d’un cousin suite à la découverte d'un tatouage un peu suspect sur son dos. Et comme la justice a été mise au pas et que l’état d’urgence a été déclaré, le Parlement désormais aux ordres de Bukele permet de détenir préventivement tout suspect pendant six mois. Un Salvadorien peut donc très bien passer six mois en prison pour un tatouage ou une dénonciation d’un voisin qui ne l'appréciait pas autant que ce que son sourire en disait au coin de la rue.
Bukele ne fait donc pas dans la demi-mesure. Mais il fait régner la paix dans les rues salvadoriennes. Alors que tous les Salvadoriens craignaient les méthodes sanguinaires des gangs, qui n'hésitaient pas à tuer, démembrer, décapiter, violer, emprisonner, rançonner, littéralement couper en deux, en dix ou en cent ceux qui se mettaient au travers de leur chemin, ils sortent maintenant allègrement dans les rues la nuit tombée.
En dégustant des pupusas, galettes de maïs en spécialité du pays, les habitants de Santa Ana m’expliquent avec joie leur bonheur de pouvoir sortir dans la rue, de voir leurs enfants jouer dehors le soir sans craindre de représailles, de profiter du béton mouillé et des trottoirs défoncés du centre ville. Admirant gaiement la cathédrale donnant sur le parc central, les Salvadoriens nés aux Etats-Unis que je croise un soir me font part de leur joie de pouvoir revenir enfin dans leur pays sans craindre une mésaventure fatale qui pourrait metre fin à leur vie précaire.

Image de propagande de la politique sécuritaire menée par Bukele au Salvador.
Depuis que Bukele est arrivé au pouvoir, les gringos affluent. Et vite. Le président, toujours adulé par une bonne partie de la population, a fait de son pays un paradis de la cryptomonnaie en adoptant le bitcoin comme monnaie officielle, à côté du dollar. Le but : attirer les investisseurs internationaux afin de stimuler l’économie du pays, exsangue. Pour marquer le coup, Bukele a offert l’équivalent de trente dollars en bitcoin à tout Salvadorien qui ouvrait un compte réservé à ces cryptomonnaies. Ironie du sort, une bonne partie des habitants a profité de la ristourne pour les convertir illico presto en dollars et les garder sous le matelas.
Le tourisme est un autre pilier de la stratégie de développement du nouvel homme fort de l’Amérique centrale. A la station balnéaire d’El Tunco, une grande pancarte accueille le visiteur à “Surf City". Au loin, des vagues de trois mètres déroulent des tubes parfaits dans lesquels s’infiltrent des corps musclés. Le Salvador s’est récemment imposé comme un des haut lieux du surf, et la ville est une des huit étapes de la World Surf League, sorte de Formule 1 des vagues.
La vie des hommes forts me fascine, et l’Amérique latine a la particularité de fréquemment choisir des dirigeants à l’égo surdimensionné et aux idées un peu folles, pour ne pas dire carrément insensées. Si vous me croisez dans les rues de Bruxelles et que le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à m'en demander davantage sur la vie de Bukele. Si vous voulez également améliorer votre espagnol, n'hésitez pas à aller écouter l'incroyable podcast "El señor de los sueños" sur l'ascension de l'actuel président salvadorien, en accès gratuit sur le site de Radio Ambulante.

Sous la pluie de Santa Ana
Les quelques jours passés au Salvador sont marqués de l’empreinte de mes chaussures dans la boue, des chaussettes mouillées par mes pas désolés dans les nids de poule et par les moustiques tapis à l'orée des vagues.
Arrivant sous un torrent de pluie, je suis reparti sous un torrent de pluie.
Cela m’a permis de faire des rencontres et de parler, imaginer, raconter, découvrir au gré des conversations ce à quoi ressemble la vie de l’autre côté de l’océan, à l’autre bout de la table du comedor du village où j'élis domicile pour une nuit, au bout de la main qui me tend les ananas achetés dans la tienda d'en face, à l'entrée d'une église noire de monde.
Le mauvais temps m’a fait rencontrer des petits bouts du monde par dizaines, et derrière chaque sourire et froncement de sourcil les histoires déroulées m’ont procuré un profond sentiment de bonheur et de plénitude.
Fatigué par des mois de chaleur, probablement, j’ai été témoin d’un pays aux habitants chaleureux, content malgré tout d’être présent sur Terre, avec une réelle volonté de rencontrer ceux qui pendant des années ont eu trop peur - à raison - de fouler le sol de ce pays doté du nom d’un sauveur apparement peu présent, sinon dans le cœur des habitants.
Je désirais sincèrement découvrir ce pays avant qu’il ne fasse partie de tous ceux qui, à la suite d’une paix fragile ou de la fin d’un modèle économique impossible, se sont retrouvés envahis par des touristes du monde entier qui dénaturent inévitablement la réalité de leurs habitants et l’expérience qu'eux-mêmes sont apparemment venus y chercher.
Je sais que je fais partie de ce flux, mais j’essaie du mieux que je peux d’en minimiser l’impact et d’en faire bénéficier au mieux ceux que je rencontre, au travers d’histoire à raconter, de sourires à offrir et d’existences vaines à combler ensemble, chacun à sa manière.

Eglise de Nahuizalco

A Nahuizalco, le long de la Route des fleurs.
Au travers d’une voiture louée sans ceintures de sécurité dans le lot, j’ai pu découvrir pendant quelques heures la Route des fleurs, une piste qui emprunte les flancs de montagne de l’ouest du pays et s’arrête dans des villages colorés par les années et les histoires de leurs habitants.
Une nuit, dans une maison de campagne, mes compagnons de route du moment et moi nous retrouvons coincé sous une trombe de pluie. Le plafond goutte et nos lits sont de plus en plus trempés. Un verre de vin, rapidement remplacé par un autre autour d'un repas commun, suffit à me rappeler les souvenirs de mon pays à moi. Je réapprends alors à apprécier les aspects d'une vie que j’avais oubliée sous les tropiques. Je troque les soirées sur la plage, le reggaeton à 110 décibels, les danses collées aux filles voisines et les feux de camp pour une atmosphère qui me ramène en Belgique, dans un hiver pluvieux comme j'en ai connu jusqu'à l'écoeurement. Le lieu est différent, bien évidemment. Les gens qui m’entourent ne le sont que pour quelques heures, quelques jours tout au plus. Ils s’en iront pour d’autres horizons. Peut-être que je les recroiserai en Europe. On parlera de nos vies vécues là-bàs où l'on se trouve en ce moment. Tout semblera loin de nos vies futures et proche de nos souvenirs ancrés dans nos têtes. Pour moi qui suis athée, vivre consiste à laisser des bribes de mon existence dans la tête de ceux que je rencontre, sur la terre mouillée d’un continent éloigné, dans les caresses accordées à un chien errant soudain serein. Laisser des empreintes et se laisser doucement emprunter par les vies que l'on croise. Mais voilà que le vin m'égare.
Le lendemain, les routes sont coupées par les troncs d’arbres et les poteaux électriques écroulés pendant la nuit. Tout au long du chemin, des coulées de boue font danser les voitures de gauche à droite de la piste. Une chaîne de fast-food locale achève nos envies d'excursions. Le poulet frit n’arrive pas à nous convaincre de sa saveur et nous fait revenir un peu dépités dans un hostel que je commence à bien connaitre. Une petite sensation de chez-soi commence à apparaitre. Santa Ana semble déjà très étroit et ne lache pas son chapeau de nuage déverser sa tristesse sur nos têtes à longueur de journée. Je pars donc quelques jours à la capitale, car les activités y sont plus nombreuses et variées.

Atelier de confection de pupusas pour gringos empêchés par la pluie. Je n'aurai jamais autant mangé de galettes de maïs de ma vie.
Le Salvador ne rit pas avec les pupusas, qui est LE plat national. Il existe même plusieurs chansons à leur égard, dont celle-ci, qui rentre très rapidement dans la tête et est facile à chanter pour un gringo. Je vous aurai prévenu...


Centre ville de Santa Ana

Santa Ana sous la pluie.
San Salvador surprend par sa verdure. Au pied d’un volcan dont la pente remonte allègrement depuis le centre ville, la capitale prend toute la place que la Nature lui donne. Les flancs de colline sont occupés par les populations aisées.
Visitant une amie rencontrée en République Dominicaine, je passe quelques jours avec ses collègues. Travaillant tous pour la mission de paix de l’ONU dans le pays, ils me livrent une version droitdelhommiste de la présidence Bukele. En gros, ils se pincent le nez, bien conscient de la popularité d’un homme qui supprime les libertés fondamentales au galop. Avec eux, je découvre le barrio fresa de la capitale : le quartier des expats et de la classe supérieure.
En soirée, on danse la salsa dans un bar panoramique. La musique nous fait taper du pied et me plait énormément. Parti avec dans la tête le reggaeton de Bad Bunny, Rauw Alejandro et J Balvin, je finis par plonger dans les mélodies entrainantes d'Hector Lavoe, Richie Ray et Willie Colon. Il n’existe pas de pays latinoaméricain qui ne connaisse tous ces chanteurs adorés et parfois même divinisés.
Leurs airs entêtants restent chaque jour davantage dans la tête et me font fredonner leurs mélodies. La salsa refait lentement partie de ma vie. Elle permet un échange d'émotions positives avec mes partenaires de danse, un attachement au moment présent. C'est une sensation que je ne retrouve que dans le surf et la danse. Au surf, sa vague ; à la salsa, son pas. Rien de plus n'importe que la vague d'après, le pas d'après. Tous les soucis s'en vont, tout ce qui importe est dans le moment, dans la seconde qui vient. Anticiper - mais pas trop - les secondes d'après, le prochain mouvement. Laisser aller le corps et s'écouter danser, ramer, se lever, tourner, voir l'autre sourire, sentir la vague prendre de la puissance, laisser l'autre échapper à nos doigts pour le récupérer ensuite, décoller, faire décoller, orienter sa planche, perdre le contrôle un instant, le récupérer ensuite. Plus rien n'importe d'autre que le ressenti. Des moments puissants qui restent collés dans ma tête et donnent leur intensité à ma vie.
Les pas de danse sont ici un passage obligé de l’école de la vie, même si chaque pays les adopte avec plus ou moins d’intensité. Entre deux chansons, en me rasseyant dans les sofas moelleux et en reprenant mon souffle, j'admire chaque danse sous mes yeux comme celle d'un peuple qui se libère à sa manière des pesanteurs de la vie dont il a hérité. Face à tant de violence et de malédictions dont mes ancêtres sont les principaux responsables, l’Amérique latine tisse également son histoire au travers de sa musique, enveloppante et entrainante. Trois continent s'y mêlent et créent ensemble un art de vivre et de savourer l'existence.
Après une petite escapade aux côtés de l'océan, attaqué par les moustiques et comblé par des mangues aux milles couleurs et aux senteurs si sucrées, je repars le coeur léger vers l'aéroport de Guatemala City. Un mois intense m'attend en Colombie, où j'espère pouvoir retrouver les souvenirs de mon premier séjour là-bas et y accorder ma vie de maintenant.

San Salvador depuis la terrasse d'une amie vivant dans un des beaux quartiers de la ville.

Marché couvert du centre de San Salvador, la capitale.

San Salvador

Quartier huppé de San Salvador.

Centre ville de la capitale.

Escapade à El Tunco, sur la côte pacifique.

El Tunco.